Acheter en viager
Le viager distille une dose d'immoralité car la bonne affaire
repose finalement sur... le décès du vendeur !
La règle du
jeu est simple : par un contrat de vente, l'acheteur - appelé "le débirentier"
- verse au propriétaire - "le crédirentier" -, durant toute l'existence de
celui-ci, une rente viagère également appelée "arrérage". En d'autres termes,
l'acquéreur achète un bien dont il ignore le coût total, il a une chance de
gagner de l'argent et un risque d'en perdre au moins autant !
La
vente en viager, c'est donc un pari sur l'avenir dont le prix à payer demeure
bien difficile à estimer. Viager libre ou occupé ? C'est une décision supplémentaire
à prendre qui engage durablement l'acheteur.
Le vendeur, lui, bénéficie
en revanche de solides garanties. Or, tôt ou tard, il vient à disparaître
et c'est la fin du viager, mais pas forcément la fin des soucis pour l'acheteur...