Les métiers de l'humanitaire
Quelques mille associations de solidarité internationale
sont recensées en France. Les plus importantes recrutent par centaines des
volontaires pour des missions d'urgence ou de développement. Volontaires,
mais surtout compétents, qualifiés et mal payés...
Les salaires sont
souvent de 30% inférieurs à ceux du marché et l'indemnité mensuelle des volontaires
sur le terrain varie de 100 à 650 €.
A entendre les volontaires de l'humanitaire, partir est une
vocation qu'ils portent en eux depuis toujours. Qu'il parte en mission d'urgence
ou de développement, le volontaire doit se montrer clair et solide sur ses
motivations, avoir appris un métier et l'avoir déjà exercé.
Les
professions médicales peuvent choisir des missions courtes, mais on attend
une disponibilité beaucoup plus longue des gestionnaires, des logisticiens,
des enseignants, des ingénieurs agronomes ou du bâtiment et de tous les professionnels
qui d'une façon générale souhaitent aider au développement.
Une
mission est une expérience enrichissante. S'engager plus longtemps suppose
un vrai choix de vie : les volontaires perçoivent une indemnité modeste, les
possibilités d'évolution restent réduites, même si certains finissent par
se faire embaucher par une organisation internationale ou au siège d'une ONG
(organisation non gouvernementale).
Mais au-delà de la construction
de son propre parcours professionnel reste, en bout de course,
"un
sentiment de vrai bonheur " partagé par beaucoup de volontaires.