Près de 20% de la population active, en France, travaille
en horaires décalés ou la nuit. Le "9h-18h" ou le "métro, boulot, dodo" n'est
donc pas obligatoirement la norme. Un certain nombre de métiers imposent des
contraintes horaires particulières avec, évidemment, des compensations financières.
Les
heures supplémentaires ont en plus le vent en poupe puisque depuis le 1er
octobre 2007 elles bénéficient d'une réduction conséquente de leurs cotisations
sociale et sont exonérées de l'impôt sur le revenu.
Le travail
par roulement, destiné à assurer la production ou le service 24H/24H et 7/7
jours est encore plus contraignant, et n'est pas forcément une bonne affaire
financière pour le salarié. Contrairement au travail de nuit ou du dimanche
qui s'accompagne, en principe, d'une majoration de la rémunération ou d'une
période de repos compensateur.
Reste
à comprendre la notion d'astreinte : cette façon particulière de travailler,
tout en ne travaillant pas, mais en travaillant quand même. La compensation
financière n'est d'ailleurs pas toujours à la hauteur de cette contrainte.