Les métiers de l'audiovisuel
L'audiovisuel, c'est une multitude de métiers
passionnants, avec des salaires souvent alléchants. Mais gare aux miroirs
aux alouettes ! Si les "stars" du métier gagnent des petites fortunes, la
très grande majorité des débutants doivent se contenter de salaires réduits
et souvent sacrifier leurs soirées et week-ends pour espérer percer et décrocher
le jackpot !
Quel que soit le métier choisi, voilà un secteur où l'expérience
et la chance comptent plus que les diplômes. On y démarre souvent en bas de
l'échelle, mais, selon ses capacités et ses coups de chance, on peut grimper
assez vite les échelons. Ainsi, la grande majorité des directeurs de production
ont démarré comme assistant de production, et la plupart des réalisateurs
sont passés par la case " stagiaire-porteur de café ", avant de devenir assistant
réalisateur ou scripte puis réalisateur. Même tendance pour les chefs opérateurs,
les ingénieurs du son ou les monteurs, même si des formations techniques préparent
plus spécifiquement à ces métiers. Moins créatifs, mais plus rémunérateurs,
les métiers de la distribution audiovisuelle, avec la multiplication des canaux
de diffusion, ont le vent en poupe.
Impossible de pénétrer
le secteur sans un grand investissement personnel : les contrats sont irréguliers,
et les fins de mois souvent difficiles, au mieux pendant les premières années.
Les CDI sont réservés aux professionnels intégrés dans les chaînes et les
grandes sociétés de production : mais la majorité des professionnels de l'audiovisuel
doivent se contenter de CDD d'usage, de 1 jour à 1 mois, renouvelables sans
fin. Certains peuvent cependant avoir accès au statut d'intermittent du spectacle,
à condition tout de même d'avoir un minimum d'activité sur une année : ce
régime d'assurance chômage particulier leur permet d'être indemnisé les jours
où ils ne travaillent pas. Avant de se lancer dans ces métiers, il faut être
bien conscient qu'ils attirent beaucoup de jeunes, mais que peu d'entre eux
réussissent à s'y faire une place.
Des formations existent,
avec en tête la prestigieuse Femis (officiellement baptisée ENSMIS, École
nationale supérieure des métiers de l'image et du son). Mais, quel que soit
le métier visé, la règle est "qu'il n'y a pas de règle". Brigitte, productrice
exécutive pour la télévision, en sait quelque chose. L'audiovisuel reste le
royaume du parcours atypique. Seule constante : la nécessité de se constituer
un carnet d'adresses béton !